mercredi, avril 30, 2008

Encore un quart d'heure de célébrité...

Après mon glorieux passage chez Direct8 dans Direct Poker, voici mon passage (muet) dans l'émission "La méthode Cauet".




Et bien qu'improbable, je ne me suis pas fais "plumé comme certains me l'ont dit, je termine 3ème et empoche 80€ de bénéfice dans un 10 € rebuy sachant que je n'ai pris que l'Add-on.

A l'heure du bilan

Etant résolument orienté cash game et essentiellement autodidacte dans le domaine, j’ai dernièrement fais un point sur mon niveau. Non pas que mes récentes prestations m’aient désarçonné, c’est juste qu’un bilan, à bientôt 3 longues années de pratique de ce jeu (essentiellement du No Limit Texas Hold’em), s’imposait. En effet, je m’aperçois volontiers que mon jeu, dans sa globalité, ne progresse plus, n’évolue plus, et j’ai adopté un style et un schéma de jeu beaucoup trop répétitif. Mes adversaires, qui lisent pour certains ce blog, arrivent de plus en plus à lire mon jeu, à savoir en exploiter ses forces autant que ses faiblesses. Je ne varie pas suffisamment mon jeu pour arriver aujourd’hui à faire la différence. Après une session bien perdante la semaine dernière en cash à une table à 100, je me suis retrouvé vraiment dans une situation délicate. D’un côté, les mains que je jouais n’étaient pas forcément mal jouées, mais je me suis retrouvé à de maintes reprises dans une situation délicate. Et je me suis retrouvé parfois à jouer le joueur plutôt que les cartes. Cette analyse m’a facilement orienté vers la conclusion que je ne pouvais plus me permettre de jouer comme je le faisais, courant facilement à ma perte ou tout du moins, à modifier certains aspects de mon jeu.

J’ai eu plusieurs commentaires sur mes articles qui m’ont interpellé. Bien sûr, mis à part les comm insultant de mes amis lillois, la plupart de vos remarques m’ont fait réfléchir (qu’elles soient positives ou négatives). En effet, certains « anonymes » m’invitaient à venir jouer à Wagram histoire de me faire défoncer le cul, d’autres me disant que j’étais une insulte au poker, tandis que d’autres louaient mon attitude à table, ma bonne humeur et mon style. Toutes ces remarques je les prends comme je dois les prendre, mais sachez juste que cela me touche donc merci pour vos commentaires, ils me laissent penser que ce blog, en plus d’être mon défouloir personnel, vous intéresse et que les histoires que j’y relate trouve de l’intérêt à vos yeux. J’ai également décidé de suivre un conseil avisé et de commencer à ouvrir des bouquins. En effet, toutes vos remarques associées à ma manière de jouer ces derniers temps ont mis en lumière un fait flagrant : je ne progresse plus. Oui, je me considère et ce, en toute modestie, comme avec énormément de potentiel seulement il faut savoir l’exploiter. Je me suis facilement rendu compte que mon niveau n’évoluait plus, que je stagnais et qu’il fallait trouver un autre moyen d’avancer. JE me promène énormément sur le net, me baladant de blog en blog, analysant la plupart de ce que mes confrères écrivent. A part le style proche du mien de Neverdead et le TROP silencieux blog de mes potes Dioscure & Yohann_s, les blogs pokeriens de la toile ne trouvent pas grâce à mes yeux. Relatant des parties essentiellement online, les rares comptes rendus de poker live parlent de tournois. Cela reste intéressant, mais je n’y accroche pas, mon profil m’en empêche (essentiellement du cash je vous le rappelle). Bien sûr, un jour je m’y mettrai sérieusement mais pour l’heure, je me sens bien en cash et j’ai envie de continuer. Vous me direz « et le forum de Clubpoker alors ? ». Je répondrai volontiers oui seulement voilà, lorsqu’une analyse est postée, soit il faut faire le tri parmi tous les abrutis qui réagissent en sortant d’énormes conneries, soit les réponses postées sont incompréhensibles. Ce forum est un très bon support pour progresser, pour avancer dans ce monde qui se démocratise chaque jour un peu plus. Bref, terminons là sur les louanges faites à cette communauté dont je fais partie, pour nous consacrer à ce qui nous intéresse le plus, MOI !

Non trêves de plaisanteries, je suis comme je le disais à un palier de ma vie de joueur de poker. Je suis aujourd’hui bloqué, gêné par un niveau de jeu que j’estimais suffisant pour assurer ce que j’avais à faire. Seulement voilà, les autres quant à eux progressent et tendent à rattraper l’avance que j’avais accumulée. Imaginez que j’ai démarré avec Nicolas « Ceballos » et Remi « Cutard » Biechel. La majeure partie des gars avec qui j’ai démarré sur les 100 jouent aujourd’hui régulièrement sur les 250, avec un bankroll conséquent et une confiance intacte. Je ne les envie aucunement, je constate tout simplement que je n’avance plus et que mon niveau n’a pas connu le boom souhaité. C’est pourquoi je me suis mis à bouquiné, et j’y vais par étape. En effet, étant donnée qu’il n’existe que très peu d’ouvrage consacrés au cash game, j’ai décidé de me lancer dans un premier temps dans l’analyse des tells. Vous savez, tous ces mouvements inconscients que nous faisons et qui trahissent la force de notre main. J’ai commencé par Poker Tells, ouvrage collaboratif entre Joe Navarro, ex agent du FBI et Phil Hellmuth. Ce bouquin reste basique dans le traitement de l’information mais il reste très intéressant d’apprendre que chaque mouvement du corps a une signification. Je tenterai plus tard « Poker Code » qui, paraît-il, traite du même domaine mais est plus complet et pousse un peu plus loin l’analyse des comportements. J’ai décidé de mettre en pratique ce que j’avais lu immédiatement. Je me suis donc forcé à bien observer, à tenter de desceller chez mes adversaires des tells particuliers. Le fait est que sur les petites tables (je parle des 50 et des 100), peu d’information transpire car vu les sommes investies à ces tables, il est difficile pour les joueurs d’avoir des réactions honnêtes, sauf gros pot ou gros bluff. J’en ai remarqué c’est sûr, mais pas suffisamment pour m’y fier.

J’ai par contre tenté l’expérience de dissimuler au maximum MES tells à moi, et je me rends compte à quel point j’en avais. En effet, je ne comprenais pas ces derniers temps comment je n’arrivais pas à rentabiliser mes jeux max, chose que je faisais auparavant, et comment j’arrivais si facilement à me faire bluffer, chose que j’arrivais à déceler auparavant. Tout est dans l’analyse. Sûrement trop confiant en mes capacités et en mon jeu, je me suis depuis quelques temps bien relâché, préférant admirer les jolies croupières et floors que de me concentrer sur les joueurs et les cartes. Je m’en remettais alors uniquement aux cartes et jouais énormément pré-flop et au flop, après j’avisais. J’étais joviale et j’animais les tables en bonne humeur. Je ne faisais pas attention à toutes les infos que je donnais en table tout simplement parce que je pensais que les autres joueurs n’y prêtaient pas attention sauf en cas de gros coup. Or il est honnête de reconnaitre je pense que certes, tous les joueurs n’y font pas attention ou que la majeur partie des joueurs n’ont pas lu d’ouvrage traitant de ces données, mais je me rends compte aujourd’hui que, sans pour autant le crier sur les toits, beaucoup d’entre vous sont « aware » et gère cette partie de la communication non verbale, plus ou moins bien, mais certains usent de cette arme redoutable qu’est la lecture du comportement de l’adversaire.

Seulement voilà, mon bankroll quant à lui, bah il s’en foutait un peu, il faut le reconnaître, que je fasse le joli cœur ou le Titof de la table. Je me suis lors de mes deux dernières séances totalement introvertis, devenu extrêmement silencieux et j’ai avant tout observé. Et force est de constater qu’en deux séances et +1400 € à des tables à 100, ça marche. Je ne sais pas si c’est lié à la lecture du bouquin, je me prononcerai là-dessus d’ici quelques séances supplémentaires, mais en tout cas, ma lecture conjoncturelle me permet de me remotiver, de me fixer un challenge supplémentaire que le simple aspect financier mais surtout, d’étudier une partie non négligeable de ce jeu.

Alors oui je serai bien moins sympa à une table de poker, je ne gagnerai sûrement pas en sympathie mais que voulez vous, je choisis les sous plutôt que les copains, cela ne m’empêchera pas de vous payer un verre ou d’aller discuter autour d’une clope lors d’une pause.

Pour l’heure, voilà mon actualité pokérienne, sans compter que très bientôt je vais aller tester les tournois du côté de la rue de la Pompe, au cercle BCF ou l’ami Neverdead a posé ses valises il y a de ça bientôt 2 mois et je vous ferai un compte rendu de ma session là-bas. Sûrement vendredi soir.

vendredi, avril 18, 2008

Joueur en mode loose cherche parties reloud à l'ACF !!!

Alors nous voilà à reposter depuis fort longtemps. Plus d’un moi sans nouvelle et je tiens de suite à vous rassurer, je vais bien. C’est juste que j’ai repris mon travail de petit informaticien et que j’oscille entre poker room, sorties entre pote, kiné, dentiste et mon lit. Vous êtes nombreux à m’avoir interpellé sur le fait que je reste en mode veille quant à mes interventions sur ce blog mais sachez juste que je ne vous oublie pas, c’est juste que la gnac et la bankroll ne sont pas au rendez-vous. Certes je joue encore un peu, mais de moins en moins car il faut malheureusement bien le reconnaître, les parties sont devenues d’un profond ennui à l’ACF. Depuis la fermeture d’Haussmann, je suis orphelin de tournois. Essentiellement du cash donc dans ce long mois de silence et des coups, certes nombreux, mais trop peu intéressants pour valoir de se lancer dans un long récit détaillé.

Cependant, quelques coups mémorables sont à mon actif, et les parties sont devenues tellement chiantes, ne mâchons pas nos mots, que je joue différemment, en infligeant de sévères bad beat à mes adversaires avec des poubelles. Bon c’est vrai je chatte, mais je pédale beaucoup ou je touche les nuts avec mes mains pourries. Je ne les raconte pas tout simplement car ces coups là sont inutiles, n’apportent rien en terme de valeur intrinsèque à mon niveau pokérien. Par exemple, je pédale et craque coup sur coup KK et AA chez mes adversaires, des coups qui me feraient en pareil situation tilter illico presto, car c’est du foutage de gueule. Je vous raconte ces deux coups pour expliquer la réflexion que MOI j’ai eu sur le coup, et non pour justifier mes moves.

Tout d’abord, je craque KK avec . Situation, je suis au bouton avec cette main, quelques limper dans le coup, je raise à 24, la SB relance à 60. C’est Patrick, un joueur solide qui est assez sobre à table et a toujours très bien défendu ses mains. Tout le monde passe, dans ma situation c’est logiquement fold. Mais j’ai envie de jouer, j’ai envie de faire l’accident, et je le vois AK minimum et ensuite une paire, peu importe la hauteur, il les joue toutes de la même manière. Maintenant, sa position est inconfortable pour relancer peu alors il préfère raiser fort pour écarter un maximum. Je décide de call pour voir le flop . On a touché une paire de 5, s’il a AK, je suis devant mais il parle en premier. Il envoie 100, tel un premier signal de force. Cela peut être AK, ou une over paire, voire A10 mais j’écarte d’emblé cette possibilité car il ne m’aurait pas relancé avec ça. Fort de ma stupidité, j’auto-call pour « bluffer » si la quatrième le fait checker. Nous avons tous les 2 des gros tapis, dans les 800 après le flop et le call des 100, je le couvre légèrement, d’une centaine à peine, donc une « scary card » à la turn pourra me permettre d’arracher le coup. Tombe alors un . Ok baby, « whatever tout sera payé » comme dirait l’ami Neverdead sur coup : on a chatté triple tirage SVP straight / flush / straight flush des deux bouts ainsi que brelan ou dble paire mais à ce moment là, je n’y pense pas une seconde. Il m’envoie à nouveau 100. Waouh, ce continuation BET est très bizarre, il n’est pas cher, me laisse dans les côtes du pot alors qu’au flop j’en étais loin, et je me demande si je suis si bien que ça par rapport à lui (rappelez-vous que je ne sais pas qu’il a les KK, je m’en doute un peu mais bon, j’ai touché un tirage énorme à la quatrième). A ce moment là, j’ai clairement compris que j'affrontais une over paire mais vient se mêler à ma réflexion la probabilité qu’il ait dans les mains une paire de 9 et que cela m’enlève par conséquent certains outs, dont les 8, sauf s’il est à pic évidemment. Reprenons : je joue alors tous les pics, tous les 5 tous les 4 et, dans mon calcul pour caller, tous les 8 et tous les 3. Ca nous donne 21 cartes gagnantes (9 cartes pour les pics, 4 cartes pour les 3, 4 cartes pour les 8, 3 cartes pour les 4 et 2 cartes pour les 5), ça ce sont les cartes qui me font prendre le pot s’il a une over paire, on retire 2 huit s’il a une paire de 9, 5 cartes s’il a brelan déjà, et 1 pic s’il dans sa paire il en possède déjà un, voire 9 s’il est à tirage pic. En dealer’s choice, je jette immédiatement et même je jette au flop. Mais là, les probas en Texas sont différentes et me laisse quand même pas mal de chance pour remporter le coup. Alors let’s go et allons voir la dernière. Tombe alors le . Il réfléchit un moment et check. Voilà, nous y voilà, on a chatté, on a bien pédalé comme Tom Boonen lors du dernier Paris-Roubaix, et qu’allons nous faire ? Il est évident que ce 8 le dérange mais en même temps, je connais le joueur, et s’il a paire de 9 et qu’il touche la ventrale à la dernière, il jouera pareil, il checkera pour mieux m’attraper, alors fort de prudence, je décide de checker, il y a suffisamment au pot et je en veux pas de mal de crâne. Il me montre sa paire de KK et lui montre mon pour la 3ème meilleure main possible avec un tel board. Il se lève grognant qu’il aurait dû tout m’envoyer à la turn (et en effet, je ne tire pas la river pour 5 ou 600 €, je suis un fish mais pas un débile), mais sportivement nous nous serrons la main et la main d’après, Reda, un très bon joueur, relance à 24 préflop, c’est payé 2 fois avant moi et j’avais limpé avec (la main de l'ami Rémi, finaliste du dernier EPT à Monaco, bravo mon pote pour ta 5ème place et tes 30 000€ de gains) donc je call, il y a la cote. Flop pas mal , les deux avant check, je check aussi, je connais le Reda, c’est un attaquant donc il va mettre la main à la pâte au flop. Et bim, ça ne loupe pas, il bet à 40, un joueur lâche, l’autre call (c’est un gros gros pédaleur de la 250 qui joue très large, et qui peut payer avec un 8 ou un tirage quinte, on ne sait jamais ce qu’il a dans les mains), il a un gros tapis et Reda n’a plus que 100 devant lui, je prends sur moi de check raiser à 240, Reda auto call mais emmerdé visiblement, le « gêneur » call. Il y a quand même 2 pics et un tirage quinte que je bloque avec mon 5 qui tombera immédiatement à la turn. Avec un extérieur de 200, le joueur check, j’envoie 350 (je sais, je sais, pourquoi envoyer alors que je suis très bien, pas max mais 3ème jeu possible, mais que voulez-vous, « QUI CHERCHE CLIENT DEVIENT CLIENT »). Il réfléchit pendant une plombe et jette au final, avec regret apparemment. Tombe enfin la plus belle, un à la river, Reda me montre ses AA et l’autre joueur me dit : « tu as bien fais, j’avais un 8 », eh oui l’ami j’ai sentis le coup de Trafalgar m’arriver dans la tronche donc c’est pour ça que j’ai arrosé à la turn, malgré mon full aux 7 par les 5.

Bref, tout ça pour dire que ces coups là, je ne suis pas fier de les jouer, bon ça compense par le fait de les gagner mais il faut toucher pour faire l’horreur mais je vogue sur mon cycle de chance actuel sachant qu’à tout moment je me ferai déboîter. That’s POKER baby !

mardi, mars 18, 2008

L'avenir du poker live ?

Alors voilà, je suis resté muet (sur mon blog uniquement, je vous rassure) sur la fermeture du cercle Haussmann pour « raisons administratives ». Je ne m’étendrai malheureusement pas sur le sujet mais sachez que cette pression mise par les pouvoirs publiques devient de plus en plus inquiétante. Oui, la fermeture est nécessaire en cas malversation, oui il faut donner un coup de bâton si les règles ne sont pas respecter, mais de là à priver tout une clientèle de ce lieu plus que mythique + mettre au chômage plus d’une centaine de salarié, je trouve que cela dépasse exagérément le cadre d’une tape sur les doigts. Certainement que les responsables étaient au courant de ces petites largesses dans la gestion de ce club, mais cela méritait-il une fermeture ? Ce n’est pas et ça ne sera pas à moi de juger. Le fait est qu’aujourd’hui une grande rumeur circule dans le milieu du poker comme quoi cette nouvelle discipline de l’État se veut motivée par un lobbying des casinotiers français, Groupe Barrière et Partouche en tête. Cela étant, ceux ne sont que des rumeurs mais cela voudrait alors dire que l’avenir du Texas Hold’em se dessine dans les casinos ? Je suis allé vérifier par moi-même ce que donne le poker made in casino, en me rendant ce week-end au Grand Casino de Forges-les-Eaux, du groupe Partouche. Et bien tout ce que l’on peut dire, c’est que si l’avenir s’écrit là-bas, il y a encore d’énormes progrès et d’améliorations à apporter. En vrac : des croupiers très mal formés, un roulement et une organisation des tables très mal organisée, une taille rentable sur les petits pots (ils prennent quoi qu’il arrive 4% et non 2 € à partir de 10€ au pot, ce qui nous laisse des jetons de centimes d’€ donc bof) mais qui devient une ponction en ce qui concerne les gros pots (la taille n’est pas capée donc sur un pot à 1000, ils prennent sans vergogne 40€ contre 24 à l’ACF, ça fait très mal), une attente insupportable à côté des tables de roulette où tous les mecs bourrés viennent te coller pour aller taper dans « un pt’i dernier pour la route », tu tire ta place, tu ne peux pas en changer, interdiction d’avoir un MP3 avec sois (sauf pour les tournois dixit le floor charmant et très compétent du reste, ça fait plaisir), des horaires discutables (16h – 4h les week-end, 21h – 4h) et enfin, les joueurs, insupportable tant en tenue de table qu’en propos tenus. Je vais m’attarder sur ce dernier critère qui me fait douter de la valeur des prétentions de ces casinotiers.

Voilà, je me suis fais déchiré, -800€ la visite ça saoule un peu quand même. Mais la perte fait partie du jeu. Je n’ai pas eu de chance, les autres en ont eu contre moi plus que de raison mais bon, that’s poker, on n’y peut rien. Mais c’est plus dans les propos tenus que dans les bad beat reçus que j’ai tilté. Que des explications à la mors-moi-le-nœud, insupportable pseudos professionnels-analyseurs-spécialistes-habitués-gambleurs joueurs de cette table. J’avais en face de moi peut-être 1 voire 2 bons joueurs dont Caroline « Linebox » qui m’avait gentiment convié à venir jouer en sa compagnie, et 2 jeunes résolument en mode serrure qui défendaient bien leur mains. Tout le reste, des mecs en détente, qui payent tout, qui envoient avec tout et surtout n’importe quoi, qui chattent comme ce n’est pas permis et qui se targuent d’avoir joué parfaitement le coup. Allez, ok, j’vais vous livrer le millésime de ma session, avec les board.

J’ai en BB et le board donne dans l’ordre , ça a checker tout le long et à la fin le bouton envoie 20, just call chez moi (oui, il voulait bouger au flop donc any pocket, K ou 10 je perdais alors just call avec le 15 ou 16ème jeu possible), je gagne il voulait arraché et son voisin qui lui dit « et encore tu as de la chance qu’il ne te relance pas avec sa couleur max ! » et se retourne et me dit « Pourquoi tu relance pas là ? » et je réponds « parce que je suis pas fort non plus » et me répond « mais si, t’as une couleur à l’As, c’est très fort ça tu sais », je réponds « c’est vrai, j’aurais dû, tu as raison ! ».

Sans aucune relance préflop, le flop qui donne , la SB (mon spécialiste de la couleur juste avant que nous appellerons « le Chatard », envoie 30 sur un pot à 18, il est sur relancé à 130 par un vieux mec bourré, forain de profession et ils ont tous les deux des gros tapis). Tout le monde passe et la BB raise à tapis 700, call à hauteur de 480. Les jeux vs et là c’est partit :

- Forain : « tu sais que tu as perdu, tu ne peux pas trouver jeu plus fort » et QQ ? et QJ ?

- Chatard : « si je trouve mon 3 j’ai gagné » Bien vu l’ami !

- F : « quoi ? ah oui, le 3, c’est vrai, mais sinon je gagne » Non pas sûr !

- C : « ou une Q, on partage » là-dessus bien vu aussi, il est fort !

- F : « mais en tous cas, j’ai brelan avec l’As, le kicker (prononcer caicaire) fort » enfin un good read

- C : « en tous cas bien joué, si tu gagne c’est mérité » bon fair play le bonhomme qui s’est fait attrapé, là il est remonté dans mon estime.

Et au final, un à la river scellera un split bien mérité car bon les deux ont brelan quand même !!

Il y en a plein que je n’ai pas forcément retenu (la fatigue sûrement) mais bon, c’est dire que le niveau n’est pas exceptionnel et que l’argent qui y vit est facilement prenable dès lors qu’ils ne touchent pas indécemment des cartes magiques qui leur donne un jeu d’extra terrestre.

Bref, à mon humble avis, nous sommes loin d’espérer qu’un jour le poker soit devenu une sorte de mégalopole des casinotiers car sincèrement, mis à part les différents tournois organisés comme Partouche Poker Tour ou le Barrière Poker Tour (et bientôt le Tranchant Poker Tour) car ils ont une capacité d’accueil de joueurs de plus de 250 joueurs (contre 150 max dans la plupart des cercles parisiens), je ne vois pas comment ils peuvent prétendre à vouloir occuper une part déterminante sur le marché du poker live. J’invite par conséquent chacun d’entre vous à vous prémunir et à rester méfiant sur la démarche de l’État vis-à-vis du poker car nous sommes de plus en plus fliqué et moi ça me casse foncièrement les couilles !!!

Qui pensait avoir tout vu, n'a rien vu du tout !

Voilà je pensais avoir tout vu, avoir tout lu, avoir tout entendu dans ce jeu seulement voilà, je m’étonne encore de trouver des configurations inédites, et cette fois je suis directement impliqué. Contexte, vendredi après-midi à une 100 à l’ACF, j’ai réussis très vite à monter des jetons, +600 € en 4 ou 5 mains, bref ça se passe vraiment très bien, j’ai une vision assez limpide des joueurs présents à table et ça ne joue pas hyper aggro, je préfère ces tables là… Bref je me retrouver en 2 ou 3ème de parole et je reçois . 2 limpers avant moi, je raise à 34 et j’entends payé, payé, payé, payé, payé, payé. Nous sommes 7 dans le coup, un des limper s’est barré. 7*30 = 210 + 4 = 214 – 10 = 204 au pot avant même d’avoir le flop, on est bien mais pas top. Le flop arrive . Ok on est bien mais pas top. La SB envoie 50, les autres jettent quand ça revient à moi. Le fait est que je me retrouve avec un flop hyper dangereux, avec un possible A5 voire un 56. Derrière moi, j’ai 2 calling station, et le bouton est un joueur sérieux qui comprend quelque chose au poker et qui jouera qu’en cas de gros jeu ou grosse côte. Bon reprenons, il y a un flop à tirage, clairement, pic et quinte. J’ai envie de jeter, d’abandonner le pot bien gras, mais en même temps c’est la SB et j’ai un petit passif avec lui. Nous avons déjà eu 2 ou 3 rencontres et quelques mains avant il m’a bluffé et fais lâché les JJ dans un coup où certes, je l’ai mal joué et en même temps je suis facilement bluffable mais l’erreur vient de moi. Exemple, je suis au bouton et lui est premier de parole. Il envoie 20 payé 2 fois, je raise à 80, il instant call et on se retrouve en HeadsUp. Le flop donne . Il a checker dans le noir. Normalement j’arrose mais là je me méfie un peu plus, les mecs qui check dans le noir se prennent tout dans la tête normalement mais je me suis retenu et j’ai checker. Tombe alors un , il envoie immédiatement 40. Cela ne me rassure pas mais je pense qu’il n’a pas l’As mais je n’en suis pas certain. De plus je ne sais s’il mise alors qu’il a le K ou s’il mise car il a touché l’A. Je ne pense pas qu’il ait grand-chose mais je réfléchis de telle sorte que je ne sache pas où je me situe par rapport à sa main, il a payé 80€ préflop et n’a pas une poubelle, mais comme je ne sais pas où j’en suis, je préfère lâcher cette main que j’ai moi-même mis en position de faiblesse, je jette en lui montrant les valets et montre fièrement , nice call, nice bluff. Je le félicite car c’est vrai qu’il a très bien joué ce coup, le check dans le noir m’a mis en difficulté et je n’ai pas été suffisamment réactif pour m’accrocher à ma main ou tout simplement la défendre.

Donc revenons à ce fameux coup. Il envoie 50, j’ai envie de jeter mais j’ai encore ce coup en tête et un pot énorme à ne pas lâcher. Je décide de m’engager à fond (sick boy) et je raise alors (tel un bel oiseau) à 300. Le joueur derrière moi jette, celui d’après par contre paye à hauteur de son tapis, 220. Le bouton jette, et la SB met tapis à 320. J’instant complète et je lui annonce « t’as A5 ?? » de manière inquiète, et il me retourne . Le joueur à tapis sur l’intérieur montre . J’ai compris que je ne peux plus gagner le coup, que je n’ai pas d’out, je ne peux même pas espérer un backdoor pic, il a les pics max et je suis à 2 doigts de jeter ma main, mais je ne montre pas. Tout le monte pense que j’ai les QQ, je suis prêt à me lever de table après ce coup horrible dans la configuration et horrible dans la manière dont je l’ai joué. Et là, le miracle arrive. Comme par magie, le croupier met un à la turn et un à la river pour split à 3, quelle hallu, quinte au flop !!!

Voici l’image (un peu flou pardon) du show down.



Ladies Night Everest Tournament : les filles attaquent la planète poker.

Déjà 2 ans déjà que je les avais dealé et elles sont revenues cette fois ci avec beaucoup plus de maîtrise. Les filles ont investit le restaurant réservé par Everest Poker pour participer en cette journée symbolique de la femme au tournoi des dames. Elles étaient pas moins de 50 à se lancer dans le tournoi freeroll organisé spécialement pour elles et c’est tant mieux : on n’a que trop rarement l’occasion de les voir se disputer, entre elles, leur meilleur poker. Car si elles sont de plus en plus nombreuses à participer à cette mode du Texas Hold’em, elles sont le plus souvent résignées à participer en compagnie de ces messieurs cette activité en vogue. Ici, pas de place à la testostérone autour des tables hormis celle des croupiers et des accompagnateurs, ce tournoi leur est réservé. Les membres actifs du Club Poker.net sont présents pour donner à ces demoiselles le moyen de s’exprimer librement : Kinshu, TheGiorgio, Garlick, Bastos, Tiyoyo77, Le vilain canard et Thomas (désolé vieux, je ne connais pas ton pseudo CP) pour le côté croupiers, ma gueule en Tournament Director (ça devait être Neverdead mais au lieu de fumer des clopes sur le trottoir glacial et pluvieux d’un resto parisien, il a préféré la piscine d’un 4 étoiles marocain et ses cocktails colorés) et YuEstud en hôte représentant d’Everest et organisateur de l’évènement. Et comment oublier Skuby pour le (soi-disant) coverage de l’évènement mais bon, on sait tous qu’il était là pour l’open bar et les Head’s Up avec les copains (ah t’as chatté hein Tilou ???!!!).

Bref tout était réunit pour que nous passions une belle soirée. Des filles très jolies faisaient tourner la tête de ces croupiers qui constataient avec envie que cette passion était aujourd’hui partageable avec une personne du sexe opposé (ah quelle découverte). Oui ces demoiselles jouent au poker, et en plus elles jouent bien. J’ai vu en la gagnante du soir, Sophie de son prénom, une joueuse confirmée qui agresse, qui joue avec une très bonne lecture de ses adversaires et un potentiel énorme. Sur le podium et dans les 5 premières, 5 membres du Club Poker ce qui démontre que cette communauté, bien que décriée, est une source intarissable de talents en herbe, et qu’il est bon aujourd’hui d’en faire partie. Je dis décriée car je ne suis pas personnellement énormément impliqué dans leur délire et leur vision des choses mais j’en fais partie, et c’est ce qui fait le charme d’une communauté non ? Les avis divergent quant à l’approche de ce jeu et de toutes ces variantes, je ne suis jamais entièrement d’accord avec tout ce qui se dit dessus mais c’est ainsi, si nous avons tous la même vision des choses et la même façon de jouer, on ne progresse pas donc… Longue vie à ce Club.

Revenons à ce tournoi. Il avait une structure rapide au début, lente au milieu et « accéléré »sur la fin. Il aura duré dans les 5h30 pour voir un podium sophie79 (1), somuchB (2), jarkeld (3), ccelyne76 (4) et tutuette (5). Rajoutez à cela une ambiance des plus détendue et ce n’est pas parce que c’est un freezout qu’il n’y a pas de tension, bien au contraire. On sent tout le stress palpable autour des tables, les joueuses sont concentrées, mais peu voire pas de bruit dans cet espace restreint, les filles savent se tenir, bien mieux que les hommes par ailleurs, les jetons claquent les uns sur les autres, on peut entendre clairement et distinctement les actions annoncées par les croupiers : payé, passe, payé, payé, 5 joueuses, ouverture à 100, payé, relance, tapis, payé, les jeux, deux paires, full, couleur, quinte, etc… Je me délecte de voire toute cette concentration. Je ressens enfin ce que peut vivre un tournament director en annonçant l’augmentation des blindes, en cassant des tables, en complétant des sièges vides et en tranchant dans les litiges (je n’ai eu à le faire qu’une seule fois et c’était au désavantage de ma copine Claudia, chérie de ce cher Benny, désolé pour ton AQd mais le croupier a fait une erreur, je ne vais pas te donner les chips alors que tes adversaires n’ont plus de cartes, merci Garlick de m’avoir gâché une amitié de 10 ans lol !!!). Mais bon on sait tous que ce n’est pas pour la beauté du jeu que j’ai dirigé ce tournoi mais pour la tune c’est évident… Merci Yu de ta confiance pour avoir remplacé l’ami Neverdead au pied levé et de m’avoir donné une équipe de copain en guise de croupiers de plus très compétents (3 anciens de l’ACF tout de même) + 4 passionnés, cela fait toute la différence. Merci également à tous les croupiers de m’avoir aidé à gérer dans les moments cruciaux car je dois l’avouer, c’est un métier et il faut veiller à tout pour que cela se passe dans les meilleurs conditions possibles et, mea culpa, je suis passé parfois au travers car pas la tête à penser à tout.

Bref une soirée très agréable (merci aussi au barman qui nous aura fait d’excellent Mojito), les filles ont toutes passé un moment très agréable, une première expérience live pour certaines qui restera très convaincante j’en suis sûr. Cela démontre que le poker se démocratise de plus en plus et que désormais, les filles attaquent de plein pied, Girl Power en fond, la planète poker et c’est tant mieux. Bravo à toutes !


Allez, les photos de l'évènement censurées sur CP mais belles et biens présentes sur mon blog.

samedi, février 23, 2008

Quand bien jouer ne suffit plus ...

Voilà, il est dans ce monde cruel une vérité à prendre en considération : on ne peut pas gagner un tournoi sans un petit coup de pouce du destin. Une quinte miraculeuse à la river, un brelan magique au flop ou une flush à la turn, tout pousse à considérer que parfois, la chance intervient.

Contexte : le fameux tournoi 150 freezout d'Haussmann ce soir. Nous ne sommes plus que 19, et je lutte pour rester en vie. Avec 2000 de tapis, je tiens bon, les blinds ne sont pas hautes, j'ai un M de 3 voire 4, mais je connais une traversée du désert vraiment dure pour le moral. Mais il faut tenir, encore et encore. J'arrive à éviter un coup qui m'aurais surement vu partir à tapis. Je suis de SB et je reçois . Dans une situation désespérée, c'est boîte. Seulement voilà, j'ai déjà trop vecu ce genre de situation où tu te sens obligé d'envoyer car enfin, tu viens de toucher une main. Or l'UTG raise à 450 sur des blinds 75 / 150. C'est un joueur plutôt sérieux et je l'ai déjà alimenté lorsqu'il avait AA et moi 77, donc pas de conneries, allons voir le flop d'abord. Je call sagement et Romain à ma gauche, la BB, envois all in, instant call par l'UTG. Romain me couvre, et je suis au regret de devoir passer, je montre ma main à la table, en tant que short stack tout le monde est surpris de mon fold mais je suis battu, je suis dominé même si cette main a une chance, je ne vois vraiment pas comment ma dame voir mon as peuvent me tirer de là, sauf si je joue les pics, mais bon, il y a des coups plus facile comme on dit. En effet, c'est un duel entre et les cow-boys étant chez l'ami Romain. Aucun miracle, aucun pic pour me faire regretter ou d'As pour shooter les rois, on continue. On est au bouton, tout le monde fold et je reçois . Auto-boîte sur le coup, Romain passe, auto-call par la BB qui a . Le turn m'offriras la quinte mais la river me fera partager pour une quinte supérieur avec le 6. Pas grave, ne nous énervons pas. 3 coups après, je reçois et je raise à 600, avec un tapis de 1400, tout le monde passe (mince, est-ce si évident que je veuille partir à tapis ???). Mon voisin me diras quelques mains après qu'il avait grillé un monstre chez moi (on ne peut rien leur cacher dis-donc). Bref, j'arrive à doubler sur un contre j'arrive à trouver mon as au flop, puis à shooter un mec de BB avec un coup marrant : je suis en milieu de parole, j'ai . Je décide de limper, je suis très mal placé et j'ai une main moyenne. La SB complète les 150 manquant et la BB check. Le flop donne . Check chez les blinds, check chez moi. Tombe alors le . La SB check, la BB envoie 400, je call, la SB (gros stack, à préciser) call aussi. Arrive alors le . Les blinds check, je décide de voler le coup en envoyant 2000, il y a un pot moelleux et je ne veux pas monter ma main. La SB jette et la BB dit "tapis". Je ne vous cache pas que je suis emmerdé, je demande au croupier le montant du tapis et m'annonce "2300 et tapis". Ca pue, je me suis fais attrapé par un brelan, full voir une quinte. Je complète par dépis les 300 qui manquent, regrettant alors mon move qui me mets en danger alors qu'il n'y avait pas forcément lieu de le faire, et là je découvre un pour deux paire kicker 6. Ouf, on prend tout. C'est ce que j'aime appeler une livraison de jetons express comme je les aime, et surtout un adversaire qui n'a pas beaucoup réfléchit sur le moment. Je vous ai donné le compte-rendu du côté "coup de pouce du destin" de mon tournoi. Arrive alors le retour de bâton, ou l'effet boomerang de toute cette chance accumulée. Je suis de BB, je n'ai pas encore regardé mes cartes. UTG fold, UTG + 1 call la blind à 300 (il a environ 7000 de tapis), UTG + 2 call (dans les 7000 également). Tout le monde fold, la SB complète (dans les 8000 de tapis). Moi, avec 9000 et revenant de l'enfer avec Mme Chance à mes côtés, je découvre une horrible combinaison de . Pas franchement de quoi partir à tapis vu les limpeurs dans le coup. Arrive alors un flop sur mesure, même s'il reste dangereux . SB check, je check, UTG + 2 envoie alors 1200, le motant du pot, tout le monde fold. Cela pue le tirage trèfle, dans sa position je le vois alors avec 2 over à trèfle. Je décide de tout pousser, couper toute côte possible dans le pot, je me sens fort. Instant call chez lui, je le vois alors avoir touché son set mais pas du tout, il est rentré dans cette position avec pour deux paires max au flop. C'est beau, cela me coute 6200, et me voilà avec 1700 tout rond de tapis et tout à refaire sauf que les blinds ont augmenté depuis et que je suis touché mentalement. Main suivante, combat de blinds, je push all in avec . Auto-call chez la BB qui a alors . Le board affichera une quinte pour un partage salvateur, ouf on n'est pas passé très loin de la correctionnelle. Main suivante au bouton, je reçois et là je me dis que c'est l'embellie, si tout le monde me pense en tilt, je vais doubler voir tripler mon tapis. Et là, le joueur à me droite raise à 1200. Je pousse tapis et j'espère qu'il a une paire inférieur mais pas d'as, j'en ai marre de sauter sur Pokerstars avec l'as sur le board. Il me call un peu désabusé mais bon pour 500 de plus, je ne comprend pas trop le temps de sa réflexion. Il me retourne .

L'As au flop scellera mon tournoi et je sors médusé par tant de mauvaises rencontres, alors que j'ai tout fais pour les éviter. Je ne suis pas mécontent de mon tournoi, je n'ai pas fais d'erreur, j'ai joué et tenté de rentabiliser mes mains du mieux possible, mais lorsque le sort s'acharne, on ne peut que "subir" la dure loi du poker : great play is not enough !!

samedi, janvier 19, 2008

Le célèbre berceau de l'Aviation

Alors enfin, j'y ai mis les pieds : le berceau. Ce lieu mythique où les légendes s'entremêlent avec les cauchemards. Ben m'en avait souvent conté ses aventures, ses mésaventures, les protagonistes et les récidivistes qui sévissent en ce lieu et il m'avait à maintes reprises tenté de m'y traîner. Lundi dernier, nous nous trouvions à Haussmann et j'arrive à raser une table de cash game en moins d'une heure de temps. C'est avec +1200 € glanés en 1h1/2 que je me rends avec l'ami chez julien, l'hôte du soir. Sont présents et que je connais déjà Louis et Edwin, 2 bons potes du milieu. Je vais vous présenter donc Roberto dit Bob, Stéphanie, Alf et Benjamin (non non, pas notre accolyte) qui sont déjà en train de se déchirer en S&G à 1$ la cave, rebuy illimité durant 1 h. Autant vous dire que j'ai rarement vu ça : ceux sont des copain de longue date qui se "lâchent" et se permettent des coups de fous pour pas cher.

L'ambiance y est agréable, tout le monde se connaît et tous les coups sont "All-in". Bref, je me mets tout de suite sur 2 caves mais je chatte un paire de 7 qui tiens contre 5 tapis, puis rebelote, une autre paire de 7 qui me fais gagner un bel extérieur sur un multi pot à 6 tapis. On est à l'add-on et j'ai un tapis sexy à 1200 alors que les autres sont loin derrière. Je gère mes mains, j'amenuise Alf qui avait un bon tapis sur un coup comme je les aime : je suis UTG je reçois, ce qui là bas est une bombe. nous sommes aux blinds 10 / 20 pour info. Le flop est sexy top paire, kicker second max et tirage quinte des 2 bouts. Check des blinds, check chez moi, Bob envoie 50, call chez Alf, les blinds fold je check raise à 250, passe chez Bob, Alf instant call. Je le mets alors sur un tirage couleur donc si aucun coeur ne tombe je deviens très agressif. Tombe alors le . Il faut savoir que les mains K avec kicker pourris sont des mains énormes là-bas. Alors j'envoie 500 pour voir où il est. Il réfléchit, je le sent inquiet mais il call tout de même. A ce moment, je le sent avec un roi mais pas sur la couleur. Sentiment confirmé quand tombe le que j'envoie tapis à 750 et qu'il me call après avoir longtemps réfléchis puis refléchis et payé en disant "j'veux voir ce que tu as" et quand il vois, jette ses cartes en disant "il me bat l'enculé" en me montrant un . Bon je n'ai pas fais cas de cette "insulte", mais bon sympa le Alf !!?? A trois j'ai tout fais pour sortir le short stack et au final c'est moi qui saute en 3. Après une restauration pantagruélique, je me lance dans leur High Stack Poker, un cash game ou les horreurs les plus immondes sont légions. Un en particulier me marquera car il implique notre hôte, Neverdead et moi même. Je suis au bouton et je reçois une main devenue fétiche il y a un moment déjà quand j'ai pris un pot à 700 sur une 50. Bref, Ben juste à ma droite relance, je call, on est 5 dans le coup. Le flop est mortel pour moi :