Je n’en peux plus, je craque… Je connais une variance vraiment très difficile à supporter. Un jour je gagne 1000, un autre je perds 400, le lendemain je gagne 70 bref, je n’arrive pas à performer de manière significative. Cela ne m’empêche pas de m’empresser de vous raconter quelques coups. Je suis au bouton avec 
, un joueur en milieu de parole relance à 24, tout le monde passe. Cela doit être sa 4ème relance en 5 heures de jeu, je call pour lui faire l’horreur. Il fait partie de ces joueurs qui ne lâchent pas leur main mais sur ce coup là, j’appelle cela une livraison. Donc je call, et la SB se joint à nous. Le flop donne 

. Ok, on a chatté une paire. SB check et notre attaquant envoie 50. Continuation Bet classique oserais-je dire qui annonce clairement de la force, du style over paire. Je call dans le but de bluffer la turn si un cœur tombe seulement voilà, Reda en SB call également. Je le mets quand à lui sur une main du style TPTK (A7 Top Paire Top Kicker). Je me sens en toute légitimité derrière mais je peux grandement améliorer ma main. Tombe alors le
. SB check et notre attaquant annonce 100, plus que jamais, il annonce vraiment un jeu très fort. Seulement voilà, j’ai payé pour trouver soit un 8, soit un 6, soit carrément un 9 ou un 5 pour toucher l’espoir. Je call donc dans l’espoir également que Reda continue de payer avec son 7 mais il lâchera finalement, comprenant qu’il était derrière au moins l’un de nous deux. Tombe alors un
à la river et il envoie encore une fois 100. Je prends une poignée et raise à 264 (la hauteur de son tapis grosso modo) et il m’envoie tapis debout sur la table, tout excité, un tapis à 286 (et merde, faut que je complète 18 € de plus) persuadé de m’avoir attrapé. Alors voilà, prenons 30 sec pour tenter d’analyser non pas sa main, mais la mienne, savoir ce que je peux représenter. Clairement, je schématise un 8. Mais alors avec quoi ? 88, 8x à cœur, 2 paires (910 à cœur est plausible non ?), brelan (encore que cela est relativement écartable), bref une tonne de carte qui le battent. Seulement voilà, il me montre 
tout fièrement. Moi, je me dis alors que c’est lui qui a 88 et que nous allons partager. J’annonce avec une petite voix pleine d’ironie teintée de surprise « quinte » et lui montre mon beau, mon magnifique 8 accompagné d’un 6. Il se lèvera et quittera le cercle. Je ne l’ai pas encore revu à ce jour…






























